L'ETCAF et le Système de Justice

Les problèmes de mémoire intermittente et à court terme, ainsi que les trous de mémoire à long terme, peuvent avoir une incidence sur la capacité qu’a une personne atteinte de l’ETCAF de se souvenir d’événements passés et de les décrire clairement. L’accusé peut :

  • ne pas se rappeler ce qui a été dit 10 secondes plus tôt ou moins (difficultés de la mémoire à court terme);
  • oublier quelque chose le jour même, mais s’en souvenir le lendemain (mémoire intermittente);
  • présenter des faits dans le mauvais ordre;
  • fabuler en se basant sur sa mémoire altérée ou son souhait de plaire (LIEN : fabuler : combler des trous de mémoire en inventant);
  • répondre à des questions en utilisant les « informations » données dans les questions posées;
  • être incapable de répondre à des questions abstraites, ou non posées en termes simples;
  • être incapable de suivre les procédures, et en éprouver un sentiment de frustration.

Un exemple qui permet de décrire les difficultés de traitement de la mémoire d’une personne atteinte de l’ETCAF est celui d’un classeur qui a basculé et dont le contenu est éparpillé au sol. La personne sait que les informations sont là, mais elle n’arrive pas à trouver le dossier dans lequel figurent les informations requises.

Les transitions peuvent elles aussi présenter des difficultés. Une personne atteinte de l’ETCAF peut avoir de la difficulté à passer d’une situation à une autre ou d’un milieu à un autre. Un accusé, s’il est incarcéré, peut avoir de la difficulté à passer de sa cellule au véhicule de transport, à la cellule de détention provisoire au palais de justice et, ce là, à la salle d’audience, et cela peut l’amener à être assez agité ou « perdu » au moment où il témoignera.