L'ETCAF et le Système de Justice

Description des comportements associés à l’ETCAF chez les adultes

Les exemples suivants décrivent des comportements liés au cerveau qui sont associés à l’ETCAF chez les adultes.

  • L’exposition au risque, soit pour soi-même, soit pour les personnes à sa charge, en raison de la difficulté à comprendre la différence entre la sécurité et le danger : par exemple, un parent peut permettre à une personne reconnue coupable d’agression d’enfants de passer du temps avec ses enfants et ensuite être incapable d’établir un lien entre la cause et l’effet lorsque le risque lui est expliqué. Les parents atteints de l’ETCAF peuvent avoir besoin d’un soutien pratique constant pour se faire rappeler le risque et suivre le plan de sécurité.   
  • Une résolution de problèmes erratique et une incapacité à généraliser des solutions aux problèmes : un problème peut être résolu dans une situation donnée, mais la même solution peut ne pas être rapidement disponible pour résoudre le même problème ou un problème semblable qui survient ultérieurement. Cela peut créer de la confusion tant pour le travailleur social que pour la personne atteinte de l’ETCAF. Un contact fréquent avec des soutiens stables et fondés sur les relations est utile lorsque des problèmes apparaissent.  
  • Un délaissement, une insouciance et un manque d’hygiène apparents, associés à une mauvaise mémoire et à une compréhension limitée de la notion du temps : par exemple, une nouvelle mère atteinte de l’ETCAF peut ne pas se rendre compte qu’elle doit nourrir son bébé toutes les quatre heures et le réveiller pour le faire. Des visuels et auditifs peuvent servir d’aide-mémoire. Cependant, plusieurs adultes trouvent difficile d’accepter un soutien ou d’utiliser les outils visuels. Une personne de confiance qui a consacré du temps à bâtir une relation de confiance solide est bien mieux placée pour fournir des conseils et un soutien pratique à domicile. 

En matière de protection de l’enfance, les interventions traditionnelles imposées aux parents en vue d’améliorer la sécurité de l’enfant, comme le traitement des dépendances, les cours sur le rôle parental et la thérapie, peuvent avoir un effet limité en raison des difficultés associées à l’ETCAF. Plusieurs fournisseurs de services reconnaissent le besoin d’adapter les méthodes de prestation des programmes et le font avec succès. Avec un soutien, de nombreux parents atteints de l’ETCAF peuvent jouer leur rôle parental en toute sécurité; cependant, certains n’en sont pas capables. Il arrive parfois que des parents atteints de l’ETCAF qui ont répondu aux attentes de l’organisme soient quand même incapables de s’occuper de leurs enfants de façon autonome et sécuritaire.

Description des comportements associés à l’ETCAF chez les enfants

Chez un enfant qui pourrait avoir été exposé à l’alcool avant sa naissance, les comportements énumérés ci-dessous pourraient indiquer qu’une intervention rapide est nécessaire.  De multiples facteurs peuvent être à l’origine de tels comportements; il faut consulter un médecin.

Chez les enfants en bas âge et les tout-petits, les comportements peuvent comprendre ce qui suit :

  • difficulté à dormir;
  • difficulté à se nourrir;
  • pleurs excessifs après qu’il a été répondu aux besoins du bébé;
  • sensibilité à la lumière, au son ou au toucher;
  • atteinte tardive des différents stades de développement.

Un pédiatre spécialisé en développement ou un médecin de famille peut acheminer le patient pour qu’il fasse l’objet d’une intervention clinique (par ex., physiothérapie, ergothérapie, orthophonie ou évaluation psychologique) ou d’une évaluation de l’ETCAF, si celle-ci est disponible.

Les enfants d’âge scolaire qui affichent un comportement troublant peuvent avoir de la difficulté à faire ce qui suit :

  • apprendre et répondre aux attentes en matière de comportement à l’école;
  • manipuler de l’argent;
  • dire l’heure;
  • prendre le temps de réfléchir et raisonner;
  • tirer des leçons des expériences passées de manière à ne pas répéter les mêmes erreurs maintes et maintes fois;
  • se souvenir de choses comme les devoirs, les fêtes d’anniversaire ou les rendez-vous;
  • se faire des amis et les garder, et bien s’entendre avec autrui.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les symptômes de l’ETCAF, visitez le site Web de l’hôpital pour enfants de Toronto, à l’adresse suivante : http://www.aboutkidshealth.ca/fr/healthaz/conditionsanddiseases/brainandnervoussystemdisorders/pages/fetal-alcohol-spectrum-disorder-fasd.aspx.